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Comment bien choisir ses verres à cocktail ?

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Il existe une multitude de verres, chacun ayant un rôle très précis. Mais comment bien les choisir ? Ecce Gusto vous donne quelques clés pour ne pas faire de faux pas – et briller en société grâce aux petites histoires. Vous pourrez retrouver toute notre sélection de verres sur notre site eccegusto.com/comptoir.

Un verre doit s’adapter à ce qu’il contient ainsi qu’à l’ambiance de son établissement. On attend d’un verre qu’il mette en valeur ce qui est servi. L’aspect fonctionnel, esthétique, l’ergonomie, la qualité du verre, et bien évidemment la solidité sont autant de critères qui entrent en jeu dans la sélection des verres. Les verres colorés sont peu recommandés. En effet, ils offrent une promesse visuelle différente du goût ressenti. La couleur en touche subtile (sur le pied du verre par exemple) est cependant tolérée. En revanche, on peut choisir un verre opaque ou noir si l’on veut créer la surprise de la préparation. Pour nous, les verres à cocktail et les verres à vin doivent garder une certaine élégance dans leur ligne, en répondant à un juste accord entre la finesse, la solidité et le prix.

 

Les verres à cocktail

Il existe un grand nombre de verres à cocktail, tous dédiés à une création en particulier. Il est recommandé de toujours servir les cocktails forts et puissants dans des verres de petite contenance, et les cocktails plus faibles en alcool dans des verres un peu plus grands. Il est donc essentiel de bien choisir son verre en fonction du cocktail réalisé :

verre-shotLes verres à shot (5cl à 10cl) accueillent volontiers les cocktails puissants ou les alcools purs. Ces verres sont adaptés aux boissons qui se boivent en une fois, tels que le Tequila Shot ou le B-52, et conviennent aussi pour déguster la vodka. D’après le Oxford English Dictionary, le terme anglais shot glass serait apparu pour la première fois dans le New York Times dans les années 1940. Mais les références à des petits verres destinés à servir du whisky ou du rhum remontent au début du XIXe siècle. Après la prohibition aux États-Unis, les anciens verres à whisky, plutôt fins, sont progressivement remplacés par des verres aux bords moins fragiles et à la base plus épaisse. Petit à petit, ce type de petits verres va se propager. En anglais, le mot shot signifie « coup ». Le nom de verre à shot s’expliquerait alors simplement par le fait qu’il contient une petite quantité d’alcool, bue en une seule fois. Une légende propose une explication plus romanesque à ce nom : elle raconte qu’au temps du Far-West, les cow-boys peu fortunés se rendaient dans les saloons et troquaient des petites quantités d’alcool contre des cartouches. Le mot shot viendrait alors de là, puisqu’il peut également signifier « coup de feu » en anglais.

 
 

verre-old-fashionedLes verres Old-Fashioned ou verres Rocks (15cl à 33cl) sont très utilisés pour les short drinks et les alcools servis « sur glace » comme le whisky. Appelé également « lowball » ou plus simplement « petit tumbler », son nom lui vient du fameux cocktail américain Old-Fashioned. En 2005, un article du C-J place la création de l’Old-Fashioned à la fin du XIXe siècle à Louisville, dans un club privé. Son créateur, le colonel James E. Pepper, aurait ensuite donné la recette au Waldorf-Astoria. En 2015, le maire de Louisville reconnaît le cocktail Old-Fashioned comme le cocktail officiel de la ville. On appelle également « verre Rocks«  puisque l’on s’en sert le plus souvent pour les cocktails servis on the rocks (« sur glace » en anglais). Ce verre est également recommandé pour contenir des recettes telles que le White Russian ou la Caïpirinha.

 
 

verre-tumblerLes verres Tumbler ou verres Collins (30cl à 70cl) sont les plus hauts des verres. Leur forme cylindrique est souvent plus fine que celle des verres Highball, avec lesquels ils sont souvent confondus. Le verre Tumbler tient son nom du verbe anglais tumble qui veut dire culbuter. De par son procédé de fabrication, ce verre aurait été, à l’origine, élaboré avec un cul bombé, qui l’aurait empêché de tenir droit, obligeant à le stocker à l’envers. La forme actuelle serait arrivée au XIXe siècle, lorsqu’un charpentier est allé voir un maître verrier pour lui demander de souffler un verre aux formes plus carrées. Devant l’impossibilité technique du verrier, le charpentier a suggéré de fabriquer un moule-presse, qui a donné naissance au premier Tumbler actuel.  Il est également appelé verre Collins, en référence au cocktail Collins. Il existe aujourd’hui un nombre incroyable de formes, gravures et couleurs appliquées aux verres Tumbler.

 
 

verre-highballLes verres Highball (20cl à 40cl) tirent leur nom de la famille de cocktails Highballs (« boissons allongées »). Grâce à leur grande contenance, ils sont parfaitement adaptés aux longs drinks et peuvent accueillir l’importante quantité de glaçons nécessaires au rafraîchissement du cocktail. Techniquement, le verre doit être rempli aux 2/3 pour les glaçons en cubes, tandis que pour la glace pilée, il doit être rempli entièrement. En général, ce type de verre est utilisé pour les cocktails qui demandent un mixer, c’est-à-dire un élément sans alcool, tel que le soda, tonic ou jus, et beaucoup de glaçons. Les recettes sont souvent faibles en alcool, ce qui en fait un verre très prisé pour les recettes rafraichissantes en été. Il convient ainsi aux recettes telles que le Singapore Sling, le Passion Breeze ou encore le Cuba Libre.

 
 

verre-martiniLes verres à Martini (7cl à 14cl) restent, dans l’imaginaire collectif, les verres à cocktail emblématiques. Toujours servis sans glaçons, les short drinks sont rafraîchis soit au verre, soit au shaker. Le verre à Martini se décline principalement en deux tailles, le plus petit pour les Dry Martini et le plus grand pour les assemblages allongés. L’image de ce verre a été fortement popularisée lors de son apparition dans le film L’Ange de Broadway avec Douglas Fairbanks Jr. et Rita Hayworth en 1940. Il a d’ailleurs été inventé après la création du cocktail Martini : il prend sa forme définitive au début du XXe siècle. Sa ligne a été choisie principalement pour ses qualités thermiques et gustatives. Le cône permet de garder le cocktail frais plus longtemps, et le large buvant a été choisi pour révéler les arômes du gin. Sa grande exposition à l’air révèle ainsi toute l’ampleur du cocktail. Enfin, le long pied permet d’isoler la chaleur de la main pour ne pas réchauffer le verre, puisque le cocktail est servi sans glace. On raconte qu’au temps de la prohibition, ce verre conique permettait de jeter discrètement et rapidement la boisson afin de ne pas être arrêté par la police.

 
 

verre-margaritaLes verres à Margarita (22cl à 27cl) sont tout aussi reconnaissables que leurs cousins, les verres à Martini. La forme en double-contenant confère un aspect ludique et original à l’ensemble, qui fonctionne particulièrement bien avec la glace de type granité. Préférez les plus petits verres pour les boire sans glace. Les plus grands conviennent parfaitement aux recettes frozen ou slushy. Le nom du verre lui vient du célèbre cocktail Margarita, mais présentera avec élégance d’autres recettes telles que le Malcon. L’histoire de ce verre est très surprenante : les verres auraient été inventés à Mexico en recyclant des bouteilles de Coca-Cola défectueuses à la sortie d’usine. Par la suite, l’usine de production de bouteilles aurait fermé mais la production de verres à Margarita aurait continué.

 
 
 

verre-hurricaneLes verres Hurricane (25cl à 44cl), aussi appelés verres tulipe, restent l’icône des verres à cocktail des années 90. Leur pied court est surplombé d’un grand verre ballon aux bords évasés, tout en élégance. Leur forme fait penser aux anciennes lampes à pétrole, les hurricane lamps, qui leur ont donné leur nom. Ce verre est généralement utilisé pour les cocktail tropicaux et colorés servis avec de la glace pilée, tels que l’iconique Pina Colada, ou encore le Sex on the beach. Il est affectionné par les bars de plage, sa forme originale lui donnant un caractère vacancier, moins stricte que les lignes droite du Highball.

 
 
 
 
 
 
 
 

verre-tikiLes verres Tiki (30cl à 40cl) sont représentatifs des années 30 aux États-Unis. Les Tiki Mugs sont habituellement en céramique et ornementés d’un style particulier et propre à l’imagerie polynésienne. Aujourd’hui, on en retrouve de toute tailles et couleurs. Pour la plupart figuratifs, ils représentent des têtes sculptées stylisées polynésiennes, des planches de surf, et toutes les inspirations tropicales. Cette mode a commencé avec l’ouverture du Don the Beachcomber, un restaurant-bar à thème polynésien à Hollywood. Le phénomène s’est très rapidement répandu, et les verres Tiki avec. Dans les années 60, aux Etats-Unis, un kit de moulage de verre Tiki était vendu et permettait à chacun de faire soi-même son verre. Ce type d’objet est très recherché par les collectionneurs aujourd’hui. Le grand retour de mode des verres Tiki s’est fait durant les années 90. Très populaires sur le continent américain, on les retrouve tout de même en Europe et en France, mais de manière plus confidentielle. Ils sont également fabriqués en verre transparent ou coloré, pour encore plus d’originalité.

 
 

coupe-cocktailLes coupes et verres à pied (14cl à 18cl) sont conseillés pour les cocktails subtils agrémentés de fruits, ainsi que pour les mélanges à base de champagne. Ce verre large et court était utilisé plus anciennement pour boire le champagne, mais on lui préfère aujourd’hui la flûte. Il est cependant toujours employé pour quelques cocktails européens, et peut se révéler être une belle alternative au verre à Margarita. Les coupes sont recommandées pour les cocktails opaques, notamment pour sublimer le Marmalade Sour. Les verres à pied sont en général conseillés pour des préparations sans glace, car le pied du verre permet de ne pas réchauffer le contenu avec sa main.

 
 

timbale-cocktailLes mugs et timbales (32cl à 50cl) sont des contenants métalliques destinés à accueillir des cocktails tels que le Mint Julep ou le Moscow Mule. Il s’agit traditionnellement d’un gobelet en étain ou en cuivre, tenu par la base et le haut du bord, permettant ainsi au givre de se former à l’extérieur du gobelet. L’histoire raconte que dans les années 40, un commercial Smirnoff a parcouru les États-Unis en demandant aux bartenders de poser avec une bouteille de vodka et des mugs en cuivre, l’idée étant de vendre son produit et de populariser le Moscow Mule. Ces photos se sont répandues, et constituèrent une sorte de preuve quant au succès du cocktail et de son contenant. Mais ce gobelet métallique n’est pas uniquement un choix esthétique : l’acidité du citron au contact du cuivre crée une réaction chimique entraînant alors un goût très singulier.  Les mugs et timbales métalliques encensent les préparations en les enveloppant d’un doux parfum rétro.

 
 
 

Les verres à vin & champagne

Afin de sublimer chaque cépage, les marques consacrent un verre particulier à chaque sorte de vin, ou presque. Ces verres peuvent également être utilisés pour contenir certains cocktails comme le Spritz. La famille des verres à vin et à champagne est nombreuse, puisque les différents breuvages n’ont pas besoin des mêmes traitements : température, oxygénation, contenance, chaque type de verre a sa propre spécificité :

verre-vin-rougeLes verres à vin rouge (12cl à 14cl) sont relativement larges afin de pouvoir faire tourner le vin et en révéler les arômes. Les verres à vin se doivent d’être suffisamment larges pour contenir une belle quantité de vin sans être remplis à plus de leur moitié. Cette propriété permet au vin de disposer de l’espace adéquat pour pouvoir être bousculé sans pour autant s’échapper du verre. Cette forme permet également de concentrer et diriger les vapeurs qui transportent les arômes du vin. Cependant, la taille du verre à vin rouge doit rester raisonnable, afin que celui-ci reste facile à manier. De nombreux cocktails peuvent être servis dans des verres à vin rouge, tels que le Spritz ou le Eggnog.

 
 
 
 
 

verre-vin-blancLes verres à vin blanc (12cl à 14cl) sont habituellement moins larges que les verres à vin rouge car le vin blanc n’a pas besoin de beaucoup s’oxygéner pour révéler son bouquet. On choisit donc des verres à l’ouverture réduite, qui concentre les arômes. Il existe une multitude de tailles et de formes de verres à vin blanc, pour autant de variétés de cépages. Le Chardonnay a par exemple besoin d’une oxygénation plus importante que les autres vins blancs, c’est pourquoi son verre est plus large et peu profond. Certains cocktails sont servis dans des verres à vin blanc, comme le Kir.

 
 
 
 
 
 
 

flute-champagneLes flûtes à champagne (12cl à 18cl) sont longues et fines, et leur courbe élégante permet d’exalter les bulles à leur montée, et de conserver un maximum d’effervescence dans le breuvage. En effet, les bulles se forment sur les parois du verre au niveau des impuretés et irrégularités. Afin d’avoir une belle ligne de bulles partant du centre de la flûte à champagne, vous pouvez également rayer légèrement le coeur du verre avec un diamant. Très populaire depuis les années 1930, la flûte permet de mieux apprécier les champagnes secs. Elle saura néanmoins magnifier tout vin pétillant ou mousseux. Attention, si le verre est trop étroit ou trop peu rempli, le gaz carbonique aura tendance à se concentrer dans le verre, créant ainsi un effet piquant.

 
 
 
 
 

coupe-champagneLes coupes à champagne (12cl à 18cl) sont les verres les plus classiques pour servir champagne et vins pétillants doux. Leur forme évasée permet d’y déposer des tranches de fruits. Cependant, depuis 1930, on lui préfère la flûte pour ses qualités techniques. En effet, la coupe a pour spécificité de diminuer le caractère effervescent du champagne plus rapidement que la flûte. Elle saura tout de même accueillir à merveille les cocktails chics et raffinés. Mais la légende qui lui est attribuée est bien plus sulfureuse. On raconte en effet que la toute première coupe à champagne a été moulée sur le sein de la Marquise de Pompadour au milieu du XVIIIe siècle, qui était la maîtresse favorite de Louis XV. D’autres affirment qu’elle a été moulée, à la même époque, sur celui de Marie-Antoinette, reine de France et épouse de Louis XVI. Allez savoir…

 
 
 

Les verres à bière

Comme pour le vin, la bière doit être servie dans un verre adapté à sa température idéale et selon ses spécificités de composition. En effet, le verre ne doit pas uniquement répondre à des qualités esthétiques, il doit également posséder les dimensions et la capacité adéquates pour contenir la bière et sa mousse afin d’en exalter les arômes.

verre-biereLes verres à bière (25cl à 50cl) sont variés par leurs formes et leurs ornements, mais on peut les classer dans deux grandes familles : les verres à pied, et les verres sans pied. À l’instar des autres verres, il est important de bien choisir son verre en fonction de la bière qu’il va contenir. En effet, sa forme joue un rôle essentiel dans l’expansion des arômes. Les lambics se dégustent par exemple dans des flûtes, tandis que les bières d’abbaye et surtout les trappistes préfèreront des verres larges et évasés. Les lager ou pilsner dans des bocks (ou chopes) ou des verres coniques de type Pilsner, et les stouts dans des verres cylindriques. Le terme « verre à bière » n’est employé que depuis que l’Homme maîtrise parfaitement la production et le façonnement du verre, au XIXe siècle. Ce matériau permet en effet l’éveil des sens : la vue grâce à la transparence, le toucher frais et stimulant, l’odorat grâce à un bord assez large pour la plupart des verres, et enfin le goût. Auparavant, on buvait la bière dans des « pots à bière », des genres de bols en terre cuite plus ou moins évasés, ou alors, plus récemment, dans des récipients métalliques, en bois, en grès ou en céramique.

 
 

verre-pilsnerLes verres Pilsner (25cl à 30cl) sont considérés comme les meilleurs verres pour boire de la bière de type Pilsner, du nom de la ville Plzeň en République tchèque (Pilsen en allemand). Blonde et légère, cette bière se boit fraîche mais pas glacée, pour en faire ressortir tous les arômes. Il s’agit du fameux « verre à demi », qui se caractérise par son cou étroit qui s’élargit vers le haut. Cette forme de verre permet de bien observer la carbonatation, elle favorise également la formation de la mousse, et permet de concentrer tous les arômes de la bière blonde. Ce type de verre est aussi utilisé dans la réalisation de cocktail à base de bière ou de cidre.

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les autres verres

Qu’il s’agisse de verres à dégustation, à cognac, à whisky, à irish coffee, ou encore de bouteilles et fioles à bitters, en passant par les verres à eau et les indispensables verres à mélange, il est important de connaître ces verres un peu moins courants, mais tout aussi importants.

verre-irish-coffeeLes verres à Irish Coffee (25cl à 50cl) ont des formes et contenances très diversifiées. La solidité du verre en font de parfaits alliés pour tous les cocktails chauds. En effet, le verre se doit d’être robuste, car il ne doit pas éclater sous la chaleur qui lui est infligée lors de la confection du mélange. La ligne traditionnelle ou plus contemporaine des verres saura dans tous les cas encenser les strates d’un Irish Coffee. La fameuse boisson aurait été inventée par Joseph Sheridan à la fin des années 1930 à Foynes en Irlande, où arrivaient de 1939 à 1945 les vols transatlantiques en hydravion. Les passagers, pour la plupart militaires, frigorifiés et angoissés, voulaient boire une boisson chaude et revigorante. Elle se devait de ressembler à un verre de Guinness. Joseph Sheridan eut la bonne idée de concocter cette boisson, afin de redonner de l’énergie à ses voyageurs. On parie que ça a fonctionné.

 
 

verre-degustationLes verres à dégustation (30cl à 45cl) sont pour la plupart larges, ronds et trapus, afin que tous les arômes des spiritueux soient conservés, et même magnifiés. Le verre à dégustation se doit donc de maîtriser au mieux les spécificités de chaque produit, afin d’en révéler toutes les caractéristiques aromatiques et gustatives. Attention néanmoins, les températures de service diffèrent selon qu’il s’agisse de vodka servie frappée à 0°C, ou d’un whiskybourbon ou encore un rhum vieux servis à une température approchant les 18°C. Certains verres à dégustation se voient perchés sur des pieds, de façon à ce que la main ne réchauffe pas le breuvage. Cela dépend complètement de ce dernier, puisque certains alcools préfèreront être légèrement tiédis, comme le cognac.

 
 

verre-cognacLes verres à cognac (30cl à 40cl) sont des verres ballon logés sur un pied court, que l’on tient dans le creux de la main pour réchauffer l’alcool et ainsi dégager son arôme tout en contenant les vapeurs dans le verre. Il a été conçu pour permettre d’apprécier au mieux tous les aspects du spiritueux. Généralement, on verse autour de 7cl de cognac. Cependant, il permet aussi de déguster d’autres types de bons alcools. Certaines personnes bannissent ce type de verre. Il serait en effet possible qu’en regroupant les émanations en partie haute du verre, la concentration d’alcool serait beaucoup trop intense et annihilerait une partie des arômes du spiritueux à déguster. On préférera alors déguster le cognac dans un verre Snifter ou un encore un verre tulipe à pied.

 
 

verre-whiskyLes verres à whisky (15cl à 33cl) sont souvent des verres Old-Fashioned, mais peuvent se révéler plus originaux grâce à des gravures et formes inédites. Longtemps attribué aux petits Tumblers cylindriques, le whisky préfère aujourd’hui les verres à pied, afin que la main ne réchauffe pas la boisson (à condition de tenir le verre par son pied !). Le verre Old-Fashioned permet néanmoins d’accueillir une quantité de glace généreuse. Notez qu’un verre à whisky idéal est celui qui conservera la boisson à température ambiante, entre 18 et 22 degrés. La dégustation de whisky apprécie les verres à la base suffisamment ample pour que la robe s’y reflète, et pour y faire tourner le whisky confortablement. Le col en tulipe est souvent prisé puisqu’il permet de concentrer tous les arômes qui se libèrent du spiritueux.

 
 

verre-melangeLes verres à mélange (50cl à 65cl) sont de grands verres habituellement munis d’un bec verseur. Accessoires indispensables, ils sont utilisés pour mélanger les cocktails qui ne doivent pas être secoués, destinés à être servis straight up, c’est à dire sans glace. Cette méthode permet également d’assembler sans violence les produits, tout en les rafraîchissant sans trop les diluer avec l’eau des glaçons, afin que le cocktail soit au maximum dry (sec). Sachez aussi que les cocktails qui nécessitent d’être réalisés au verre à mélange (Manhattan, Negroni, Martini…) s’apprécient moins froids que les cocktails frappés au shaker, soit entre – 0,5 et – 7 degrés. On y prépare essentiellement des cocktails composés exclusivement d’alcool, tels que le Dry Martini, ou encore le Manhattan.

 
 

verre-eauLes verres à eau (15cl à 25cl) jouissent d’une multitude de formes et de contenances, et permettent de jouer sur les hauteurs lorsqu’ils sont associés à des verres à vin. Leur forme relativement minimaliste permet aux fabricants de jouer sur des gravures, des coloris et des jeux de matière souvent novateurs. Il est important de bien choisir ses verres à eau, puisqu’ils habilleront une table en un clin d’oeil. Les matériaux sont de plus en plus techniques afin que le verre soit toujours plus fin, sans pour autant être plus fragile.

 
 

fiole-bitterLes bouteilles à bitters et fioles (3cl à 20cl) sont généralement employés pour contenir une petite quantité d’alcool ou de bitters pour la préparation des cocktails. Les cocktails bitters sont à la mixologie ce que le sel et le poivre sont à la cuisine. Il s’agit d’alcools spécifiques permettant d’apporter une amertume aux cocktails. Ce sont à l’origine des produits médicamenteux consommés après les repas pour aider à digérer. Leur amertume n’a cessé de croître, suite à des lois visant à limiter leur consommation, et ils jouent désormais un rôle prépondérant dans la création du cocktail moderne. Il existe de nombreux types de bouteilles et fioles à bitters : rétro avec des gravures, contemporaines, à l’esprit industriel ou craft… Les pipettes et vaporisateurs sauront également stimuler le moindre cocktail.

 
 
 

Les carafes

carafeIl existe deux types de carafes. Les carafes à vin (100cl à 171cl), et les carafes à eau (50cl à 150cl). Ces dernières sont généralement utilisées pour contenir une eau non minérale, mais peuvent être utilisées pour magnifier une eau en bouteille, ou la délester de tout aspect commercial. Elles peuvent également contenir des eaux infusées, de la limonade, du thé glacé, etc… Les carafes à vin quant à elles sont utilisées pour aérer un vin jeune dans le but de lui donner plus de corps, ou pour laisser décanter un vin plus âgé, afin de le séparer de son dépôt. Les deux types de carafes ne seront cependant pas tout à fait les mêmes, de fait de leur usage différent. En général, les carafes ne se parent pas de décorations variées. Leur forme est généralement minimaliste, afin de contrebalancer avec leur taille souvent imposante.

 
 
 
 

Désormais, les verres et autres contenants n’ont plus aucun secret pour vous ! N’hésitez pas à aller faire un tour sur notre site de vente en ligne eccegusto.com/comptoir !

À bientôt,
L’équipe Ecce Gusto

Ecce Gusto fabricant de meubles et ensembles inox pour brasseries

Bien agencer un bar inox pour optimiser l’exploitation

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Les 4 règles à connaître

L’aménagement d’un espace de travail du bar et des stations de bar inox ne s’improvise pas. Pour une exploitation efficace, pratique et économique, il existe 4 règles adaptables à tous les types d’établissements. Cela concerne les mesures et tailles des mobiliers, le sens de la marche, l’éclairage, et la plus importante étant la règle du triangle d’activité du bar.
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Le lavomatik, bar à cocktails speak easy situé au

Lavomatic

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Fraîchement ouvert, l’établissement Le Lavomatic, situé 30 rue René Boulanger dans le 10ème arrondissement de Paris, semble être de prime abord une simple laverie. Sous ses airs de lavomatique lambda, se cache en réalité, derrière une porte en fond de salle, un bar à cocktail très agréable, à la décoration originale et très réussie.

Bien évidemment, la salle dédiée à la laverie, le lavomatique à proprement parler, sera ouverte et fonctionnelle pour toute personne souhaitant laver son linge. Néanmoins, les machines ne seront utilisables qu’à partir de septembre, puisque l’établissement fermera ses portes au mois d’août afin de les rendre opérationnelles.

Mais la partie qui nous intéresse réellement réside à l’étage, derrière cet escalier discret qui se trouve au fond de la salle de laverie. Ce bar à cocktail camouflé est une référence certaine à l’époque des speakeasy, phénomène dont le retour est toujours très en vogue actuellement.

Pour ceux qui ne connaissent pas le terme, les bars appelés « speakeasy » sont des bars clandestins dans lesquels la partie bar est cachée, dissimulée derrière un établissement commercial classique, comme une pizzeria ou un restaurant par exemple. Il suffit de franchir une porte secrète, dérobée, afin de découvrir le bar. Ce type de bar a fait son apparition durant la période de prohibition aux Etats-Unis, période durant laquelle la fabrication ainsi que la vente d’alcool étaient interdites. Le terme « speakeasy » en lui même proviendrait des propriétaires de ces établissement clandestins illégaux d’époque, qui avaient pour habitude de demander à leurs clients de parler bas, afin de pas éveiller les soupçons ; « speak easy » étant le terme anglais pour « parle doucement ».

Le Lavomatic fait donc suite à de nombreux établissements parisiens qui ont souhaité adopter ce style. On peut, entre autres, citer le Syndicat, la Mezcaleria, ou encore l’Hôtel des Artistes.  Face à un tel engouement pour le speakeasy, les trois associés propriétaires du Lavomatic, ont fait le pari d’adopter ce concept, qui devrait en surprendre et conquérir plus d’un à la rentrée de septembre.

Ainsi, ces propriétaire, au fait des nouvelles tendances, ont décidé de faire appel à Ecce Gusto  pour la fabrication d’un ensemble de bar fonctionnel en inox qui répondrait à leurs attentes autant esthétiques que fonctionnelles. Cet établissement vient donc s’ajouter à la liste des établissements parisiens reconnus, pour lesquels Ecce Gusto à fait part de son expérience et de son savoir faire en terme d’agencement et de fabrication de stations de bar à cocktails.

Ecce Gusto vous invite à vous rendre dans cet établissement dès septembre 2015, afin de déguster de délicieux cocktails. Les classiques y sont non seulement parfaitement maîtrisés mais vous pourrez également y déguster les réalisations inédites de Manon la barman, tels que le « Basilic Instinct » ou encore le « French Love ».

Dans ce Lavomatic revisité, vous est aussi proposé un large choix de plats à grignoter, et ce pour moins de 10€. Le Lavomatic se situe donc au 30, rue René Boulanger dans le 10ème arrondissement  de Paris, et sera ouvert de 18h à 2h, et ce, du mardi au samedi.lavomatic_station_cocktail

JIN YUÈ LIÀNG, le cocktail création de Mei Ho

By | cocktail | No Comments

Univers gourmand aux trouvailles de produits et assemblages toujours très inattendus mais ho combien délicieux, Mei Ho nous propose une nouvelle surprise avec sa création Jin Yue Liang dont la traduction littérale du chinois est « Lune dorée ». Un cocktail aux influences de la patisserie avec des produits en provenance de Chine et de France. Kumquat, gingembre, thé noir « PU ER », confiture de datte pour les produits de Chine et cognac « Hine VSOP » pour la France, l’ensemble rehaussé d’une poudre d’or qui vient créer de subtil motifs sur la paroi du verre. Sans nul doute que ce cocktail va encore être très apprécié des palais français et asiatiques.

Ce cocktail n’est pas à la carte mais peut-être commandé suivant les arrivages de produits à l’hotel 123 Sébastopol ou Mlle Ho Mei en est la chef barman.

 

mei_ho

Ecce gusto a récemment fabriqué un type de « perfect serve » simplifié lui permettant de préparer ses cocktails de manière spectaculaire. Un hexagone de marbre rétro éclairé orné de détails de boiseries et dorures.

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« Fresh Time » au comptoir aveK

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aveK est le nouveau comptoir parisien de la rue Saint-Sauveur. On boit du café du matin à l’après-midi, installé dans le grand Chesterfield et le soir venu, on passe à un autre genre de breuvage : les cocktails que l’on déguste dans les coins cosy du lieu ou calé au bar. Les 3 associés de ce lieu atypique et convivial ont fait appel à Ecce Gusto pour que la créativité du bartender puisse s’exprimer en beauté.

materiel de bar et équipement

Création originale « Fresh Time »

Ingrédients
50 ml de Gin
30 ml de jus de concombre
5 feuilles de menthe
25 ml de jus de citron vert pressé
20 ml de sirop d’agave
2 dashes aromatic bitter

Mélanger les ingrédients au shaker et verser la préparation dans un verre avec des glaçons. Ajouter des feuilles de menthes et une rondelle de concombre pour décorer le cocktails.

Le R290, une solution économique pour les machines à glaçons Hoshizaki

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La machine à glaçons IM-130ANE-HC de la marque Hoshizaki, ainsi que d’autres références, se démarquent des machines traditionnelles en utilisant une technologie réfrigérante à base d’un gaz hydrocarbure, le R290. Cette technologie présente des propriétés chimiques différentes des réfrigérants à base de fluorocarbures, utilisés dans les machines classiques.

machine à glaçon hoshizaki

La principale différence des produits utilisant l’hydrocarbure R290 réside dans leur classification comme produit extrêmement inflammable. Par conséquent, la manipulation et l’utilisation d’hydrocarbures requièrent des mesures de sécurité appropriées et une certification pour l’autorisation de la manipulation. Ecce Gusto est aujourd’hui capable de vous proposer à la vente et l’installation de ces machines.

L’avantage majeur de ces machines qui utilisent le R290 est une consommation électrique économisé au 2/3 par rapport aux machines standards. Ce qui en fait une alternative très intéressante pour les établissements faisant fonctionner en continu ses machines.

Bien que nécessitant une attention toute particulière à l’installation, cette technologie n’est pas dénuée d’avantages. En effet, les réfrigérants naturels à base d’hydrocarbures entrainent plusieurs effets positifs, qui sont les suivants:

  • Aucun  impact sur la couche d’ozone
  • Bonne compatibilité avec les composants
  • Faibles charges de gaz autorisant des condenseurs et des tuyaux de faibles dimensions
  • Très peu d’effet (<20) sur le réchauffement climatique
  • Excellentes propriétés thermodynamiques entraînant un rendement
    énergétique élevé
  • 2/3 de consommation électrique en moins, le gaz R290 étant plus performant
  • Moins de chaleur générée par l’appareil du fait de la mise en route moins fréquente des compresseurs.

Ecce Gusto est à même de vous accompagner dans le choix de ce type de machine.

 

hoshizaki

Partenaire du salon Planète bière

By | autres | No Comments

Pour la première édition du salon Planète bière qui va se dérouler du 29 et 30 mars aux salons du tapis rouge, nous sommes fiers d’être partenaire en participant à la conception des stands de l’événement. À tous les amateurs de fine mousse, rendez-vous fin mars.logo planete biere

trolle les heures

Bar mobile du Prince de Galles

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Histoire d’un projet d’exception

Une commande de bar mobile n’est pas un projet anodin. C’est en mars 2014 que Cyrille Kerkaert et Christopher Gaglione ont contacté Ecce Gusto Créatif pour permettre à leur rêve de devenir réalité.

L’équipe en charge du projet se compose de Yann Royer, chef de projet, concepteur d’arrières-bar, en charge de l’optimisation de la production et de l’ergonomie. Le second membre est François Beautour, designer. L’équipe présentait donc des dispositions naturelles à concrétiser ce projet d’exception.

Ce qui a été demandé à Ecce Gusto n’a pas été de créer un objet, mais un service, une offre de cocktails d’exceptions préparés à la table du client par les barmans les plus expérimentés du bar « Les Heures » du Palace Prince de Galles.

Pour créer ce bar mobile, il a donc fallu se poser des questions sur les scénarii d’usage. Comment le client perçoit le service? Comment l’offre lui est proposée? Combien de temps dure l’exécution d’un cocktail à la table du client? Quel rapport humain entre le barman et le client? etc.

Bar mobile, expériences qualitatives et défis techniques

La première phase de développement du projet a donc été de déterminer l’essence de l’expérience usager. Cette expérience se définit comme un moment de proximité unique avec le barman. Bien que le service soit assuré par un prescripteur hautement qualifié, l’échange doit rester simple et décontracté, rassurant.bar mobile

Cette expérience doit être un spectacle sensoriel, le client se voit offrir un rituel de service exceptionnel, une stimulation des sens au moyen de la gestuelle de service, d’outils de fabrication vintage et d’une verrerie dédiée. Le client perçoit déjà les arômes de sa boisson en préparation (zests d’agrumes), sa gourmandise est stimulée et la sensation de fraîcheur est accrue. La promesse se doit d’être tenue, l’échange, la mise en scène et la qualité du cocktail dégusté laissent au client une impression de pleine satisfaction et, sans doute, le désir de renouveler cette expérience unique.menuisier_bar

Pour le barman, son expérience de travail a été étudié avec autant de détail. L’organisation de la prestation (mise en scène) est soumise à un timing très précis. Déplacer le bar mobile doit paraitre naturel et permet de conserver une certaine élégance. L’arrivée à table doit annoncer au client la qualité du service qui va suivre. Le positionnement du barman se fait face au client pour qu’il soit entièrement spectateur du cérémonial (gestes, outils, ingrédients).creation_bar

Les challenges d’un tel objet ont été ensuite d’ordre technique. La miniaturisation de l’équipement aurait pu se faire au détriment de la fonctionnalité, de l’esthétique ou de l’hygiène. Pourtant tout a été réfléchis pour qu’un barman puisse y travailler de manière naturelle. Rangements, hygiène et gestion des déchets, gestion du cycle du propre et du sale, recharges bouteilles, verres, accessoires, intégration du matériel barman. Techniquement, le projet présente des solutions techniques inédites. Le choix a du se faire entre la noblesse des matériaux et leur poids, résistance et hygiène.

Cette équation à trois inconnues, expérience usager (client), expérience usager (barman), contraintes technique a pris forme lors du travail d’étude projet d’Ecce Gusto et de l’équipe barman. Cette équation serait incomplète si l’esthétique n’est pas abordée.laiton_bar

La sémantique d’un luxe miniaturisé et mobile

Le premier questionnement a été de se positionner par rapport à une miniaturisation mal maitrisée risquant de communiquer  une image légère « gadget ». Si aujourd’hui on voit une prolifération de projet prônant la légèreté, la mobilité ou la démontabilité, le secteur du luxe est l’un des rares secteur résistant à ce courant. La sémantique du luxe ne permet pas cette transformation. Pourtant certains objets luxueux acceptent cette compression d’espace mais seulement si le confort perçue reste préservé, c’est le cas des malles de voyage de la célèbre marque française. L’esthétique a donc été abordée en accord avec l’histoire artistique art déco du lieu alliée à l’identité de mobilité du bar mobile.inox_bar

Le mouvement est au coeur de ce projet. Le Bar mobile n’est pas seulement le moyen permet au barman de composer et servir les cocktails à table mais c’est aussi l’objet matérialisant une offre d’exception. La mobilité de l’objet devient donc le symbole de l’ensemble du projet. Le projet renoue avec les années 1925, l’époque Art Déco où le mouvement était le signe de la modernité et du dynamisme. Epoque des paquebots, trains, des premières automobiles de série et des premiers signes de l’aviation commerciale. Voyager était un luxe où l’on aimait profiter d’une vie à bord luxueuse. L’objectif n’était pas d’arriver le plus vite à destination car le transport faisait partie du plaisir du voyage.station_cocktail

Le bar mobile présente donc une esthétique forte qui reste tout autant intégré au cadre de l’hôtel. Le temps passant, l’intégration du trolley dans le Prince de Galles sera toujours naturelle. Sa principale qualité esthétique est son intemporalité stylistique. Cependant, bien qu’il soit complètement intégré dans le décor, il ne passe pas inaperçu. Il propose un marqueur d’élégance sans ostentation qui le démarque subtilement de son environnement.

Vers un nouveau rapport au barman

La création de ce bar mobile apporte une autre lecture de la qualité de service, en « rupture » avec les codes traditionnels (souvent trop guindés) : faire « tomber les barrières » inhérentes au rapport naturel client / personnel de service en privilégiant l’échange et en créant la complicité. On peut voir l’objet comme activateur de relation.

L’offre de bar mobile est le prolongement naturel du niveau de qualité déjà proposée au bar, c’est un moyen de célébrer à la fois le barman (réalisation du cocktail), l’instant (échange privilégié) et le client (idée du cadeau d’anniversaire apporté à la table du convive fêté).

Dans ce contexte, le rapport de séduction, lien inaltérable entre le barman et le (la) client(e), s’installe de façon naturelle.

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